mardi 29 septembre 2015

La question du siècle: réponse de Maxime Claveau, candidat du Bloc Québécois

Nous avons posé le 8 septembre dernier la question du siècle aux candidat.es de Papineau afin de connaître leur programme en matière d'énergie et de changements climatiques.
Nous publions cette semaine les réponses, par ordre de réception.

Voici la réponse de

Maxime Claveau, candidat du Bloc Québécois


Le Québec fait preuve d’un grand leadership en matière de lutte aux changements climatiques. Malheureusement, son image internationale n’est pas pleinement reconnue en raison des mauvais résultats du Canada qui est maintenant un joueur incontournable sur le marché du pétrole. Alors, si le Québec est un leader dans la lutte aux changements climatiques, pourquoi ne pas inviter le Canada à s’inspirer de nous?

À cet effet, le Bloc Québécois estime que le Québec peut réduire de moitié sa dépendance au pétrole dans le bilan énergétique d’ici dix ans. Le défi est très ambitieux, mais il n’est pas impossible.

Nous entendons également mettre en place des mesures visant à réduire les émissions de GES. Ces mesures avaient par ailleurs été applaudies par Équiterre lors de l’élection de 2011. Parmi ces actions, nous proposons des mesures clés pour intensifier les efforts de recherche et le développement dans le domaine de l’électrification des transports, tout comme nous proposons un programme d’investissement de 40 milliards dans les infrastructures vertes. Bref, le programme du Bloc Québécois est plus que complet en ce qui concerne la lutte aux changements climatiques. 

Malheureusement, comme l’économie du Canada repose pour une bonne part sur l’industrie des combustibles fossiles, le tout sera difficile à implanter. Pour éviter que le Québec ne fasse les frais de la pollution du reste du Canada, le Bloc Québécois propose une approche territoriale avec la promotion active et le développement de la bourse du carbone mise en place par le Québec et la Californie en 2013; L’idée directrice étant de mettre sur pied un programme de pollueur-payeur, afin de pouvoir récompenser les provinces qui ont déjà pris des mesures énergiques pour réduire leurs émissions de GES, et de punir les provinces qui se traînent les pieds.

Il est plus que temps que les fautifs paient la note liée à la dégradation de notre planète. Nous sommes persuadés que si les valeurs environnementales ne sont pas leur priorité, les incidences financières les ramèneront à la raison.

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